WHEDONVERSE : TALES OF BUFFY

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Magic, Half-Deamon & Slayer — Joe & Sam

Morgan A. Regh
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Mar 22 Jan 2013, 4:07 am
« MAGIC, HALF-DEAMON & SLAYER »


Un jour comme ça, comme tous les autres.
Les jours passent et se ressemblent tous pour Regh.
« Putain, bouge de là le nain ! » La jeune fille, oui, plus grande que lui, le pousse et il remercie le dieu de la bière – quel qu'il soit – que son verre n'ai pas été plus rempli de ce divin breuvage quand il observe son contenu se balancer alors qu'il trébuche légèrement.
« Et puis qu'est-ce t'as à fouiner près des manteaux ? » Elle fouille dans les poches (de sa veste, très certainement) à la recherche d'il ne sait quoi. Il avait envie de dire : moi ? Rien du tout, c'est Marthi qui se fait des copains.
Marthi. Ou, si l'on est comme lui, tactile, avec écran rétina, carte microSIM et réseau de la mort qui tue, on décide de l'écrire MARTHi. Magnificent Artifice Resurgent of The Hell. Et i, pour les intimes, ou pour rappeler son appartenance au groupe Apple. Après tout, il a la taille parfaite pour le pouce et des écouteurs qui ne sont plus ronds !
Mais, il faut l'avouer, si Morgan avait su qu'il deviendrait aussi chiant avec le temps, il en aurait choisi un autre.
Donc, Marthi, qui se situait toujours en bonne place dans la poche droite du pantalon de Regh, aimait se trouver à proximité d'autres appareils électroniques, de préférence de son niveau de compétences pour se faire des potes. Oui, le portable de Morgan était plus sociable que lui. Mais s'était un vrai caractère de cochon. « Dis voir, tu crois que c'est une dominatrice cette nana ? » Il n'aurait même pas eu le temps de répondre même s'il l'avait voulu qu'un cœur de voix électroniques, surement féminines à leur manière, s'éleva depuis les manteaux en le traitant de misogyne. Mais Marthi était un bon orateur et rattrapa vite le coup avec son auditoire avant d'essayer d'obtenir leurs numéros.
« Eh, Marth, tu veux pas te foutre en silencieux et éviter de me refaire le coup de la dernière fois, ce serait sympa vieux. » La fille était partie depuis longtemps et Morgan pouvait parler tranquillement à son compagnon numérique. Vous vous demandez sûrement ce qu'il s'est passé la dernière fois, et bien Marthi a fait des siennes et pour pouvoir discuter à distance avec une (?) autre portable à son goût, il lui envoyait des sms. Des sms qui apparaissaient aussi bien sur les deux téléphones et laissaient leurs propriétaires sans voix.

Un peu plus tard, Regh était rentré dans sa chambre universitaire et essayait de dormir tranquillement.
« Eh dit, tu crois que ça te plairait une domina ? Ca pourrait être ton type nan ? T'aurais juste à te laisser faire ! »
« Tu veux pas la mettre en veilleuse Marthi, t'es chiant. Et non, ça m'intéresse pas. »
« T'es sûr ?? J'ai vu des trucs sur Internet, c'était bizarre mais assez fun ! »
« Nan mais qu'est-ce que tu vas chercher bordel ?! Comme si ça pouvait te faire quelque chose à toi ! Comme si t'allais aimer ça qu'on masque des objectifs et qu'on arrache tes haut-parleurs sans parler de t'enfoncer des choses plus étranges les unes que les autres dans les différents ports que t'as ! »
« J'sais pas, mais en tout cas ce serait chouette que je fiche ma carte SIM dans - ... »
« FERME-LA PUTAIN ! J'essaie de dormir ! ET ARRÊTE D'UTILISER MON CREDIT POUR DES CONNERIES PAREILLES ! »
« Bah, je demanderais à Pat de regarder pour moi alors. »
« NON PLUS ! Arrêtes tes âneries, tu devrais te contenter de jouer ou de te chercher une jolie coque ou des accessoires débiles ! »
« J'suis pas une meuf ! »
« Alors arrête de jacasser et fous-toi en veille ! Bonne nuit ! »

Un peu plus tard encore, ce fut Patrick, l'ordinateur de Regh qui fit des siennes. Il s'alluma et enclencha une alerte. Simplement ça, mais Morgan se réveilla, grognon tandis que Marthi bipait déjà que cette fois ce n'était pas sa faute et que cette fois, lui aussi, il aurait eu trop envie de continuer à dormir !
Mais Regh savait que si Patrick le dérangeait en pleine nuit, ce n'était pas pour rien. Il attrapa la bouteille d'eau qui se trouvait au pied de son lit tout en s'asseyant en faisant passer ses jambes par-dessus le bord. Il but deux courtes gorgées puis se frotta le visage avant d'intimer à Patrick de lui dire ce qu'il se passait.
Apparemment, l'ordinateur d'à côté, celui de cette fille appelée Sam qui avait cherché une nouvelle chambre, avait contacté Patrick via le réseau pour lui dire qu'il se passait des trucs un peu inquiétants. Enfin, plus que d'habitude, d'après ces dires...
Regh était encore un peu bougon et se demandait ce que ça pouvait bien lui faire. Mais dans cet état de micro-sommeil, encore un peu embrumé par les bières qu'il avait bu, il se sentait d'humeur à se lever rien que pour les tonalités inquiètes de la voix électronique de Patrick.

Morgan remonta un peu son caleçon et enfila une paire de chaussettes avant de sortir dans le couloir sombre pour aller à la porte d'à côté et frappa au montant.
«  Eh ! Ca va ?!  » Pas de réponse. Il attrapa la poignée de porte et essaya de tourner, mais sans résultat.
«  Oh ! … Euh... Sam.. ! Dis quelque chose ! Envoie-moi chier si tu dors, mais quand même !  »
Il avait presque envie de demander à l'ordi si ça allait bien là-dedans. Il entendait la musique et les mots changèrent un peu, pour lui dire, et ce fut sûrement audible dans ce sens que par lui : « … Il y a une chaise... derrière cette po-orte... » Si Regh n'avait pas eu l'habitude de ce genre de choses, il aurait sûrement trouvé la chanson bizarre... mais il se dit qu'à moins qu'un nouveau grille-pain ensorcelé n'arrive à tacler la chaise, il aurait bien du mal de rentrer...



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Je suis un astronaute de l'espace !
These people 'round here
With their beat down eyes sunk in smoke dried faces
They're resigned to what their fate is
But not us, (no never) no not us (no never)
We are far to young and clever

(ou pas)
Le Sushi-Gang:
 
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Samantha L. R. Hadler
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Mar 22 Jan 2013, 2:00 pm
Magic, half-deamon and slayer

Le sol vacille devant ses yeux, comme si elle était sur un bateau en pleine mer. Elle ferme les yeux un instant, mais il y a cette fille un peu plus loin. Dans le journal de son aïeule, elle s’appelle Johanna. Samantha se force à rester connectée au monde. Mais c’est étrange, quand elle ne parvient plus à sentir la force de la terre sous elle. Ou du moins bien moins facilement que d’habitude. Elle doit se concentrer très fort, mais elle est trop fatiguée. Elle donnerait n’importe quoi pour s’endormir sur le sol et n’être réveillée que le lendemain. Ou dans une semaine, un mois. Trois, ou quatre. La cire des bougies éteintes s’est répandue sur le sol. Il n’y a que la lumière blafarde de l’ordinateur qui illumine la pièce. Elle aurait pu allumer la lampe de chevet. Mais non. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait plus. A nouveau une vague de peur s’empara d’elle, faisant grimper son taux d’adrénaline. Elle se redresse sur ses coudes et regarde la silhouette nue au sol. Elle se dit qu’elle devrait lui apporter un peignoir ou quelque chose. Ne pas la laisser là, comme ça. On ne savait jamais ce qu’il pouvait arriver. La porte était barricadée mais il aurait été facile de l’enfoncer au cas où. Heureusement les bougies s’étaient éteintes quand elle était tombée, sinon ça aurait donné lieu à beau feu de joie.

Samantha se dresse un peu plus, sur ses mains. Ses doigts se maculent de cire encore un peu visqueuse. Elle s’en rend à peine compte. Tout tourne autour d’elle. Elle ferme les paupières avec force et s’intime de respirer profondément. Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer. Inspirer… Ça va mieux. Elle rouvre doucement les yeux et se met à genoux. Ça va. Ça ne tangue plus autant. Mais ça la perturbe. Elle a peur. Elle est déboussolée. Ses tatouages ne se dessinent plus sur sa peau pâle. Elle n’est plus que de la porcelaine vierge. Il n’y a plus rien. Rien du tout. Comme une ardoise qu’on efface. Elle voudrait s’asseoir en tailleur et essayer de puiser à l’intérieur d’elle pour voir si sa boule d’énergie, de magie est toujours là, réconfortante. Mais elle a peur de ne pas l’y trouver. Elle a peur qu’elle ne soit plus là. Tout aussi disparue que ses tatouages. Et elle ne peut pas. Pas le temps. Elle se lève, chancèle un peu sur ses pieds. Elle se retient au montant du lit, puis à sa chaise de bureau pour atteindre la porte où est fixé le porte-manteau avec son peignoir dessus. Elle sursaute et manque de tomber sur la chaise glissée sous la poignée quand on frappe au montant. Son cœur fait un bond dans sa poitrine et reprend sa course effrénée, l’épuisant encore un peu plus. Eh ! Ca va ?! Samantha regarde la porte comme si elle allait se jeter sur elle pour la dévorer. Sûrement juste un contrecoup du sortilège et de la désorientation qu’elle ressent.

Finalement, elle s’en éloigne pour aller poser le peignoir sur les épaules de Johanna, délicatement, pour ne pas l’effrayer. Elle lui adresse un sourire qui se veut rassurant tout en s’accroupissant à ses côtés. Johanna ? Tout va bien… JeOh ! … Euh... Sam.. ! Dis quelque chose ! Envoie-moi chier si tu dors, mais quand même ! Elle sursaute à nouveau. Ça y est, elle reconnaît la voix. C’est Morgan, le voisin d’à côté. Celui qui l’a sauvée de son grille-pain la dernière fois. Qu’elle croise de temps en temps en cours de psycho. Sam ferme les paupières et se les masse doucement. Puis elle se souvient de Johanna et lui adresse un sourire d’excuse. Désolée… Je reviens tout de suite. Elle se redresse, chancèle à nouveau parce qu’elle a bougé trop vite. Il allait lui falloir une aspirine. Ce qu’elle n’avait jamais dans ses tiroirs… Généralement un peu de méditation venait à bout de ses maux de crâne. Elle se masse la tempe droite distraitement, avance jusqu’à la porte et repousse la chaise avant d’ouvrir le battant. Elle passe la tête par l’embrasure et d’un regard, elle remarque que Morgan est juste en caleçon, avec une paire de chaussettes. Une autre fois, dans une autre situation, elle aurait rougi… mais elle-même n’était qu’en tee-shirt manches courtes et en shorty et il y avait une potentielle tueuse de plusieurs siècles toute nue par terre alors… Bref. Elle passa la main sur son visage avant de repousser les mèches qui lui tombaient devant les yeux. Qu’est-ce qu’il y a Morgan ? Elle devait avoir la tête de quelqu’un qu’on réveille en pleine nuit et qui n’avait que très peu dormi… pourtant, la veille encore, elle était fraîche comme une rose… Evidemment, elle avait prévu tout et avait veillé à bien dormir les nuits d’avant… A croire que ça n’avait pas été suffisant.


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Just give me a reason
To keep my heart beating
Don’t worry it’s safe right here in my arms
As the world falls apart around us
All we can do is hold on, hold on
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Joe E. Wolfgang
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Jeu 24 Jan 2013, 7:24 am
« MAGIC, HALF-DEAMON & SLAYER »


Le silence, quelle douce sensation. Elle a comme l'impression de ne pas l'avoir perçu depuis … Des siècles. Où est-elle ? Que ce passe-t-il ? Cela elle l'ignore parfaitement. Ses souvenirs s'embrouillent et la pauvre âme se sent comme catatonique. Prisonnière d'une entrave faite d'air et
de … Soulagement, douleur, déchirure. Tout cela la transperce alors qu'elle se sent comme attirée vers un gouffre sans fin, terriblement attirant et repoussant à la fois. Des images s'imposent à elle, des souvenirs d'une vie antérieure. Vie, chagrin,perfidie, mensonges, joie et mort. Sa mort, elle sens encore la sensation terrible du malheureux bout de bois qu'elle enfonça d'elle-même dans sa poitrine pour ne plus endurer les tourments causés par … Sa descendance. Louis y était finalement parvenu. A travers ses souvenirs elle avait périe de la main des siens. Enfermée dans une vulgaire boite, rendue close par d’innombrables bouts de chaîne. Erzbeth avait subit l'entrave pour toutes les morts et tortures qu'elle avait causées. Depuis combien de temps était-elle morte ? Et alors qu'elle continue de songer, l'être immatériel sens une douleur abominable s'emparer d'elle. La force la tire de plus en plus en arrière, l'attrapant et la projetant avec violence à terre.

L'être immatériel et alors fait de chair.
La douleur l'empoigne, insoutenable.
La frêle chose s'agite sur le sol froid, peau dévêtue.
Ame mise à nue.
Ame. Elle la sent qui grouille en elle comme jadis.

Elle ne distingue rien d'autre que sa douleur, ne réalisant pas qu'elle vient d’atterrir auprès d'une jeune sorcière blonde. Les instruments autour d'elle ne laissent place à aucun doute. Quant à la dite sorcière qui vient inexplicablement de la ramener à la vie, elle fixe ses bras soudainement dépourvus de ses tatouages, constatant son erreur et lâchant avec stupeur un :

«  - Oh … Oups.  L'inconnue souffle ses mots incongrus avec une pointe de panique.

Mais l'ex-vampire ne distingue que l'ombre. Elle plane au-dessus d'elle, terrible et mesquine qui se repent de ses calomnies et de ses crimes. Elle, frêle est fragile chose qui se souvient avec douleur de sa grandeur passée. L'âme de Johanna est là. La perfide chose ondule dans sa chair. Se jouerait-on d'elle encore une fois ? La perdition résonne en elle comme le dernier des maux, le plus infâme et insupportable. Perdue. Elle s'est perdue. Sans repaire ni véritable souvenirs que sa mort. Autour d'elle une chambre finement décorée dont la propriétaire tourne sur elle-même. Propriétaire, du moins il lui semble. Rien ne le nuit garantie. Au fond, elle s'en moque complètement.

« - Johanna ...

La voix de la petite blonde au teint de marbre est à peine un murmure. Elle est à0 ses côtés

maintenant. Plaçant sur sa peau en sueur quelque chose qu'elle ne peut identifier.

-...Désolée...»

Seul un morceau de sa phrase lui parvient aux tympans. Et alors qu'elle sent la jeune femme qui s'éloigne, la brune tente de la retenir, ouvrant et fermant ses lèvres tremblantes. Peur, colère, incertitude, incompréhension. Tout se mélange en elle et les larmes d'épuisement coulent le long de ses joues déjà humides. La lumière n'est plus là, l'apaisement non plus. Elle se souvient de ce cocon parfait et, pourtant, les souvenirs acidulées des tueries transpirent en elle. Johanna se souvient de tout. Sa mort, son repos éternel. Les crimes perpétrés par le démon en elle. Tout. Le choc est trop brutale, les spams secouent son corps et elle rampe à terre, reculant telle une bête affolée en tentant non pas de sortir, mais de trouver un trou ou se terrer. Un amas de couverture semble idéal pour cela et, ses mains tremblantes tirent avec une force étonnante pour sa faiblesse sur les draps pour recouvrir son corps tout en entier. Quant à la douleur, elle ne cesse de battre dans sa poitrine aussi vite que ce dernier s'agite. Il y a un autre intrus dans son pauvre univers bafoué. Deux intrus qui ne devraient pas être là. A moins que ce ne soit l'inverse ...



Spoiler:
 

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